Patchwork Facile

Oser se Lancer au Patchwork : 21 Conseils indispensables

Quels sont les meilleurs conseils pour oser se lancer au patchwork ? Pas facile d’être sur la bonne voie, quand tu as des avis contradictoires, ou encore pas d’avis du tout, parce que tu es seule face à tes tissus et des vidéos en anglais.

Dans cet article, j’ai compilé pour toi une liste de 21 conseils, issus de mon propre apprentissage du patchwork. Que ce soit pour les tissus, les techniques, les envies de modèles, l’organisation, et plein d’autres choses encore, je te guide vers ce qui est important et ce qui ne l’est pas ! Suis-moi et en route pour un apprentissage du patchwork sans stress !

1- Ne sois pas trop ambitieuse

C’est le conseil de base, celui qui paraît si évident et qu’on oublie très rapidement. Si tu veux démarrer le patchwork, c’est que sûrement tu as découvert des ouvrages extraordinairement magnifiques.

Pourtant, Rome ne s’est pas faite en un jour. Avant de maîtriser les courbes, les étoiles à 8 branches, la gestion des couleurs, et tout un tas de techniques passionnantes mais un peu plus ardues, il te faudra passer par les étapes de base.

C’est toute la difficulté d’être débutante, mais aussi un véritable plaisir de commencer petit, de découvrir de nouvelles techniques. Le patchwork pour cela est extraordinaire : même après des nombreuses années d’apprentissage, tu auras toujours quelque chose à apprendre. Alors prends ton temps et savoure l’instant présent.

2-Apprends le lexique de base du patchwork

Tout nouvel apprentissage inclut un jargon particulier. Le patchwork ne déroge pas à la règle : le bloc, le Qal, le Quilt, le sandwich, le manchon ne sont qu’un petit aperçu des spécificités de notre loisir préféré.

Si tu es prête à démarrer mais que tu n’y connais rien de rien , j’ai écrit spécialement pour toi un guide gratuit où je recense tous les mots de vocabulaire spécifiques au patchwork, de A à Z.

3- Ne te ruine pas en tissus

Si tu t’intéresses au patchwork, il y a de fortes chances pour que tu sois complètement addict au tissu. Peut-être as-tu commencé par de petits ouvrages de couture, des pochettes, des petits hauts, …

Tu le sais peut-être, tout l’art du patchwork consiste à mixer de nombreux tissus différents. La tentation est grande de craquer sur toutes sortes de tissus. Lorsqu’on démarre, on a envie de beaucoup de choses, Et de beaucoup de tissus. Prends garde à cela, car tu risques d’acheter du tissu qui ne te plaira peut-être plus dans quelques années.

Cela m’est arrivé. parce que les goûts changent, parce qu’on peut être attiré par du patchwork classique au départ et préférer ensuite le patchwork moderne, finalement on se retrouve avec des tissus sur les bras qui ne correspondent plus à nos attentes. Au prix du tissu, ce serait vraiment dommage.

4- Achète du tissu de qualité

C’est vrai que lorsqu’on démarre le patchwork, il y a plein de choses à acheter : des règles, du fil, des aiguilles, des gabarits, du tissu. La liste est longue et la facture monte vite. Mais il est une chose à laquelle tu dois faire attention : c’est la qualité de ton tissu. 

Même si le principe du patchwork c’est de pouvoir recycler au maximum les tissus, tes débuts seront plus faciles et tu progresseras plus rapidement si tu investis dans du tissu adapté au patchwork. Tu trouveras certaines merceries spécialisées dans la vente de ces tissus. Mais attention de ne pas trop faire chauffer la carte bleue ! Pour cela rendez-vous au point 3 !

5- La lumière est importante au patchwork

Cela paraît tellement anodin mais c’est un point essentiel dans la pratique du patchwork. Je parle en connaissance de cause, puisque j’habite une maison traditionnelle bretonne, la lumière naturelle, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux dans ces vieux penty bretons.

Tu as deux options, qu’il est nécessaire de mixer : la première option, c’est l’importance de la lumière naturelle. Choisis un endroit, une pièce où tu pourras avoir accès à une fenêtre ou à une baie vitrée. En journée, lorsqu’on est à sa table de travail, c’est tellement reposant d’avoir une belle lumière naturelle.

La deuxième option c’est d’investir dans une lampe, avec si possible plusieurs niveaux ou intensités de lumière. Dans tous les cas, je te recommande d’avoir une lampe avec une lumière de type lumière naturelle, lumière du jour. C’est essentiel, car la lumière plus jaune peut modifier l’aspect de ton ouvrage. J’en ai fait les frais avant d’investir dans une lampe à lumière lorsque j’apprenais la broderie glazig. Avec une lumière jaune, cela fausse un peu la vision et cela peut créer des décalages.

Si tu veux pouvoir travailler à tes ouvrages lorsque le temps est gris ou le soir lorsqu’il fait nuit alors la lampe lumière du jour te sera indispensable !

6- Mesure deux fois, coupe une fois

Ou en anglais “measure twice, cut once”. C’est un adage très connu dans le monde du patchwork. C’est une devise bien sage qui insiste sur le fait de vérifier ses mesures avant de se lancer dans la coupe et la couture.

Plus généralement cette devise permet d’insister sur un point que j’ai fait mien: prends ton temps et ne précipite pas les choses. On est toujours tenté, dans le feu de l’action et dans l’excitation du démarrage du projet, de faire les choses sans forcément vérifier. C’est toujours dans ces moments-là que les erreurs surviennent. Il est alors trop tard pour faire machine arrière surtout si tu as juste le compte de tissu !

7- Prends le temps de bien lire les instructions du modèle avant de démarrer

C’est quelque chose qu’on a toutes du mal à faire, mais c’est tellement facile de s’embarquer dans un modèle où on ne maîtrise pas bien ou pas du tout telle ou telle technique, ou qu’il faille utiliser une règle ou un gabarit qu’il sera difficile de se procurer.

Dans ces cas-là , on se pose, on respire, et on prend le temps de se projeter dans le modèle imaginé. Il s’agit de vérifier si les techniques employées sont connues, ou réalisables avec un peu de recherche, si l’on a tout le matériel.

8- Aménage-toi du temps pour le patchwork

Si tu commences à ressentir la frénésie et la passion pour le patchwork, alors je te souhaite la bienvenue parmi les mordues du patchwork ! La mauvaise nouvelle, c’est que tu n’auras jamais assez de temps pour réaliser tous les ouvrages sur lesquels tu as flashés !

Pour contrer cette frustration, et passer à l’action, dégage-toi du temps chaque jour ou chaque semaine pour ta passion. Pas besoin de journée entière,si tu veux des conseils pour trouver du temps pour ton loisir préféré, je t’invite à lire cet article de blog.

9- Organise-toi un coin couture spécial patchwork

L’une des techniques pour se mettre au patchwork rapidement, c’est de dédier un coin de ta maison ou ton appartement pour le patchwork. Pendant des années j’ai squatté le bout de ma table de cuisine (heureusement qu’elle fait 3 mètres !). Mais ce n’est pratique ni pour toi, ni pour ton entourage.

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir une pièce spécialement dédiée au patchwork. Il existe pour les petits espaces la solution d’une station mobile créée à partir de dessertes de cuisine. Un plateau dépliable pour le plan de travail, des roulettes pour la mobilité, des tiroirs ou des caisses pour le rangement et le tour est joué !

10- Arrête-toi lorsque tu es fatiguée ou pressée par le temps

Combien de fois me suis-je faite piéger par la fatigue ! Tu as presque fini ta couture et tu te retrouves pressée par le temps, les enfants à aller chercher, un rendez-vous à honorer, du monde à recevoir ou un repas à préparer. Ou alors tu commences à avoir mal au dos, à la tête ou aux yeux. Mais tu ne veux pas lâcher ton ouvrage puisque tu as presque fini. Et c’est là que les erreurs ou les problèmes surgissent. Un fil qui casse, une aiguille à coudre qui bloque, un montage de bloc raté… je suis sûre que tu as autant d’exemples que moi !

Le mieux dans ces cas-là, même si c’est frustrant, c’est de s’arrêter pour mieux reprendre à la prochaine séance. Tu n’es pas aux pièces, tu auras tout le temps de poursuivre à la prochaine séance. Sans colère , sans pleurs, ni frustration.

11- N'aie pas peur du découd-vite

Lorsque j’ai appris la broderie bretonne avec Pascal Jaouen, il était intransigeant lors de l’apprentissage. J’étais là pour apprendre les bons points, les bonnes techniques. Alors si le résultat n’était pas à la hauteur, la sentence était sans appel : il faut défaire et recommencer. Au départ je trouvais ça très dur , parce que c’était peut-être pas parfait mais je me disais que je ferais mieux la prochaine fois. Et puis défaire du fil de soie, ça l’abîme et ça, ça m’embêtait. Il fallait donc en plus défaire avec classe pour ne pas abîmer mon fil !

Qu’est-ce que je retire de cette histoire ? Qu’il n’y a pas de bon apprentissage sans erreur. Bien sûr il ne faut pas tomber dans le perfectionnisme à l’extrême. Mais en même temps, c’est bon aussi de ne pas laisser passer les petites erreurs rattrapables.

C’est en défaisant et en comprenant ses erreurs que l’on va s’améliorer. C’est pourquoi il ne faut pas avoir peur d’utiliser le découd-vite lorsque la ligne de couture n’est pas bonne, ou qu’une pièce de tissu n’est pas à la bonne mesure par exemple.

12- Ne te focalise pas sur tes erreurs

Cela peut paraître contradictoire avec le point 11 mais je reste cohérente dans mes propos ! Ne pas accepter de petites choses de travers, cela ne fera pas de toi une meilleure quilteuse.

Bien sûr c’est bien de corriger ses erreurs, mais cela ne sert à rien de se lamenter sur de petites imperfections. Elles font partie du processus d’apprentissage et elles font partie également du processus de création.

Au fond nous ne sommes que des humains et l’erreur est humaine ! Certaines quilteuses et artistes en font même leur slogan. À quoi cela servirait-il de créer des ouvrages parfaits ? Autant laisser la perfection aux machines !

13- Démarre le patchwork avec des modèles simples

C’est vrai que c’est tentant de suivre des artistes dans des modèles très perfectionnés. Mais lorsqu’on démarre, rien ne sert de rajouter des difficultés supplémentaires.

Avec des modèles simples, des carrés et des triangles, tu peux déjà réaliser des ouvrages très sympathiques.

N’hésite pas à aller faire un tour dans la boutique,je crée régulièrement des modèles pour tous les niveaux , et surtout pour les débutantes.

14- Choisis pour commencer des modèles de patchwork avec des pièces larges

En effet, pas facile de progresser lorsque les pièces sont toutes petites. Il faut apprendre à tenir l’aiguille au patchwork main, à coudre droit à la machine. Avec de grandes pièces à assembler, cela te laisse une marge de manœuvre pour progresser.

Le modèle Sterenn en boutique remplit les deux dernières conditions : il est simple et les pièces sont grandes. Rendez-vous sur la boutique !

15- Apprends à réaliser une marge de couture parfaite d'un quart d'inch

Au patchwork machine, le secret de coutures réussies, c’est de maîtriser la marge de couture. En effet la marge de couture participe entièrement à la couture, tout comme la coupe du tissu au cutter rotatif.

Si tu ne maîtrises pas la marge de couture dans tes  blocs, tes ouvrages seront irréguliers, et les mesures finales de ton ouvrage ne correspondront pas à celles de ton modèle.

C’est vraiment un indispensable pour réussir au patchwork machine. La meilleure façon pour y arriver , c’est de s’entraîner et de procéder aux réglages de base.

16- Ne néglige pas les plaquages de couture

Une fois que tu maîtrises les marges de couture au quart d’inch, prends soin de bien les positionner à l’arrière de l’ouvrage. Pour cela il y a deux écoles :les quilteuses qui plaquent les coutures selon certaines règles, et les quilteuses ouvre les coutures au fer.

Dans tous les cas, bien gérer les coutures à l’arrière de l’ouvrage participe également au rendu de tes blocs.

17- Coupe tes tissus avec soin

Tout comme la marge de couture fait partie intégrante de la création de tes blocs de patchwork machine, la coupe du tissu est également une étape incontournable.

Pour cela, tu dois apprendre à maîtriser le cutter rotatif. J’ai réalisé un article de blog à ce sujet, un guide complet sur le cutter rotatif, les erreurs à ne plus commettre et comment progresser.

18- Change de lame de cutter et d'aiguille à coudre régulièrement

Si tu passes par l’article de blog sur les cutters rotatif, tu sauras que la lame du cutter est très importante mais aussi très fragile. Une lame abîmée te fera du travail médiocre.

C’est la même chose pour l’aiguille de ta machine à coudre, ou l’aiguille à coudre. Ces deux outils sont à changer régulièrement, pense donc à avoir du stock en rechange. on n’y pense pas souvent, mais quand on y pense, c’est déjà trop tard…

19- Apprends les techniques de couture rapide

La différence entre le patchwork main et le patchwork machine réside en partie dans l’utilisation de ces techniques de couture rapide.

Pendant que le patchwork à la main découpe chaque pièce une par une pour les assembler, le patchwork à machine rivalise d’imagination pour coudre plusieurs pièces de tissus ensemble de telle manière qu’après un coup de cutter ou deux, on obtienne des montages de blocs rapides, comme par magie !

20- Suis un cours de patchwork

Pour être sûre de démarrer le patchwork dans de bonnes conditions et ne pas perdre de temps en recherches laborieuses sur internet, inscris-toi à un cours de patchwork. Que ce soit à côté de chez toi, dans un club, ou sur internet, il y a toujours moyen d’apprendre et de progresser !

Avec Patchwork Facile, tu trouveras de nombreux tutos gratuits sur la chaîne YouTube. Et si tu souhaites aller plus loin, je te propose des formations en ligne.

21 - Amuse-toi ! Prends du plaisir dans la création !

Même si les débuts sont souvent impressionnants, déroutants, et parfois aussi décourageants, l’essentiel, c’est de s’amuser en apprenant ! Parfois, certaines personnes se sentent intimidées, parce qu’on leur a dit de faire de telle ou telle manière au patchwork, ou que ce genre de techniques n’était pas bien. 

Je te rassure, il n’y a pas de police du patchwork et chacune est libre de tester, d’utiliser et d’adopter des techniques qui sortent un peu de l’ordinaire ou de la tradition.

Il n’y a pas d’académie du patchwork. Si tu sors un peu des sentiers battus, tu ne seras pas bannie à tout jamais du pays des femmes créatives au patchwork ! Le patchwork évolue depuis des années, les techniques, les matériaux évoluent, changent et apportent plus de facilité, ou encore un autre regard sur les pratiques actuelles. 

Alors quoi, on faisait comme cela avant ? Et toi tu fais autrement ? Chacune adopte les techniques qui lui conviennent, au moment où elle en a besoin. Le reste, ce n’est que de la littérature… 

A.M.U.S.E T.O.I, c’est tout ce qui compte.

Voici donc les 21 conseils que j’ai pu rassembler à partir de mes propres apprentissages du patchwork main, comme du patchwork machine. Rien de sorcier, beaucoup de bon sens, mais que nous pouvons avoir tendance à oublier ou négliger parfois.

Le conseil que je mets en avant pour moi, c’est le 21 : M’amuser avec mes tissus, c’est ce qui compte le plus. Jouer avec les modèles de blocs, jouer avec les tissus, expérimenter de nouvelles techniques, c’est vraiment cela qui me fait vibrer.

Et toi ? quels sont les conseils qui te parlent le plus ? Quel est celui qui retient le plus ton attention, ou que tu aurais aimé avoir quand tu as démarré ? Dis-moi tout en commentaire, je serai ravie d’en discuter avec toi !

À propos

Bonjour,
Je suis Nadège, créatrice de Patchwork Facile.

Patchwork Facile, c’est bien plus que de la couture.


C’est un chemin pour ralentir, reprendre confiance et laisser une trace unique de ton expression personnelle.

Prête à commencer ton aventure ?